Le weblog de Hugues Rondeau.

La liberté c'est ensuite le vide, un vide à désespérément recenser. Après, chers emmurés éminentissimes,
                       c'est la forte odeur de votre dénouement. Comment vous surprendrait-elle ?
                                                          René Char, le Nu perdu

Un débat sur l’identité nationale à Bussy Saint-Georges

Longtemps, je me suis fait tirer l’oreille avant d’accepter la proposition de notre conseillère municipale Antoinette Montaigne d’organiser sur notre ville un de ces débats posant question sur l’identité de la nation tels qu’ils sont souhaités par le ministre Besson. Je suis en effet sceptique sur cette démarche visant en quelques heures à cerner le mystère du "Pré Carré", expliciter en peu de mots ce qu’est la nation française, construction historique improbable, mais qui pourtant représente l’un des socles du vieux continent.

Ayant moi-même livré quelques réflexions - je ne suis pas certain, plus de 15 ans après, que j’en revendiquerais chaque ligne - dans mon opuscule L’Âme des Démocraties (Edition Téqui 1994), j’ai suffisamment cru à une mystique de la nation pour me garder d’en tenter le résumé. Ceci dit, si j’ai cédé, c’est parce que cette demande d’une reprise à l’échelon local de l’initiative d’Eric Besson émane d’une élue issue de l’immigration. Ce qui n’est pas un cas isolé puisque le seul jeune qui m’en ait parlé à Bussy Saint-Georges était un adolescent d’origine africaine. Il déplorait que je le prive de la possibilité d’abord et surtout de mieux cerner son appartenance à la France et sa relation particulière à notre culture et notre histoire. Il est vrai que le "vivre ensemble" nécessite – et c’est peut être là l’aspect le plus intéressant de la démarche gouvernementale – de savoir qui nous sommes et pourquoi nous sommes amenés à traverser sur des bases communes un destin partagé.

S’il ne s’agit pas de dire la France à trois ou quatre et en peu de mots, il pourrait bien se trouver là une occasion de nous confronter à nous-mêmes et aux autres et donc d’en tirer profit pour affronter l’avenir. S’affirmer Français et comprendre d'où nous venons revient sans doute à jeter les bases d’une meilleure intégration pour ceux arrivés en dernier sur notre sol, et au-delà, pour les autres de consolider leur capacité à s’accepter, à s’unir et à rentrer pleinement dans la construction européenne et dans le village mondial. Certains dans l’opposition regrettent que le débat sur l’identité nationale vienne éclipser les difficultés auxquelles les Français sont confrontés, en particulier économiques. Je décèle dans cette critique un réel danger visant justement à taire une bonne fois pour toutes le fait identitaire. Il est évident, au contraire, que la crise que nous traversons entraîne à travers le monde des phénomènes bien compréhensibles de repli sur soi et d’affirmation d’identité.

La Catalogne se réjouit dans un référendum, certes illégal mais qui a valeur de test, de la popularité d’une possible indépendance. L’Inde va se doter d’un nouvel Etat (le Telangana), le prélude peut-être à la morcellisation du sous-continent indien. Des vagues populistes se font jour de la Norvège à l’Italie du Nord. Comment, dans ces conditions, ne pas vouloir un échange sur la notion même de la France ? J’y vois moins le risque d’un défouloir xénophobe que l’occasion pour nous tous de faire preuve d’intelligence en posant clairement les substrats de ce qui nous définit. Ces instants ne sauraient être confrontations, mais enrichissement. Il n’appartient qu’à nous-mêmes de faire la différence. J’espère que nous aurons tous cette préoccupation à cœur le 18 janvier à 19 heures salle Maurice-Koehl.

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Commentaires

1. Le mercredi 6 janvier 2010 à 15:32, par Michel

Dans Le Parisien d'aujourd'hui, M. Besson a déclaré :

« la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ».

Tout est dit ! Les conclusions étaient tirées avant le débat, comme dans les loteries à pré-tirage !

Inutile de compter sur moi pour participer à cette mascarade.

2. Le mercredi 6 janvier 2010 à 17:54, par Tous ensemble

Mais si il faut se déplacer en masse nous les employés municipaux pour débattre et obtenir des explications sur nos paies de décembre.

allez, RDV le 18 à 19H

Il nous faut être nombreux ...............

3. Le mercredi 6 janvier 2010 à 21:20, par moi

Je suis d'acord avec le post 2 , soyons nombreux afin de savoir où nous en sommes aussi avec le vol qui a eu lieux dans les locaux la POLICE MUNICIPALE par un agent du service.
Y-a t-il sanctions? ou rien......
Merci de nous tenir au courant, nous payons des impôts, nous payons une POLICE MUNICIPALE avec nos impôts nous pouvons être tenu informés.

4. Le jeudi 7 janvier 2010 à 09:06, par A POST 2 ET 3

OK AVEC VOUS TOUS ENSEMBLE ET PAS SEULEMENT LES EMPLOYES MUNICIPAUX.
QUE TOUS LES HABITANTS MECONTENTS VIENNENT EN NOMBRE.
DEMANDONS DES EXPLICATIONS SUR CETTE GESTION DEPLORABLE.
AU 18.

5. Le jeudi 7 janvier 2010 à 10:51, par pour post 2 3 4

Et on demandera aux élus présents des explications et on leur demandera de renoncer à leurs indemnités

6. Le jeudi 7 janvier 2010 à 11:18, par Débat sur l'identité Buxangeorgienne

Transformons en effet le débat et demandons un débat public sur l'évolution de bussy...

7. Le jeudi 7 janvier 2010 à 13:29, par ça promet ce débat sur l'identité nationale

Effectivement ça promet ce débat
entre les opposants politiques à Sarkozy et Besson qui vont tout faire pour qu'il capote et les autres opposantsde droite ou de gauche à Monsieur le maire et les employés municipaux la cacophonie va être à son comble
pour garantir la sauvegarde de Bussy je propose l'annulation de cette manifestation

8. Le jeudi 7 janvier 2010 à 14:01, par Laîcité

Avant le 18 pourquoi ne pas lire sur internet:

1905-2005 100ans de laîcité 100ans de Grand Orient -Christ Roi
extrait:H.Rondeau est cité au Paragraphe 2.2.2 Les mythes fondateurs de la République française sont fondamentalement antireligieux en général et anti-chrétiens en particulier.
Cette orientation a lourdement pesé sur la manière dont la démocratie a été pensée et vécue dans le pays", explique fort justement Hugues Rondeau dans son ouvrage "L'âme des démocraties" (Hugues Rondeau, L'âme des démocraties, éditions Téqui, p. 83

9. Le jeudi 7 janvier 2010 à 14:58, par L'âme des démocraties

Allez un petit coup de pub pour vendre son bouquin ça n'a jamais fait de mal à personne si on peut mettre ça avec le débat de l'identité nationale
d'ailleurs autant sur ce blog on peut lire les 3 autres bouquins de Mr le Maire , un sur la participation ,un autre méditation sur Auschwitz et l'autre sur la famille en danger
celui là faut aller chez le libraire et le faire dédicacer le 18 janvier

10. Le jeudi 7 janvier 2010 à 16:27, par La famille en danger

Post 8 nous invite à lire un article édifiant ainsi que post 9 la famille en danger? mais c'était annoncé. Souvent homme varie bien fol l'électeur qui s'y fie.
["Le plus grand malheur pour un peuple ou pour un pays, c'est l'abandon ou l'amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste. On ne se relève jamais du sacrifice des principes..." (Mgr Freppel)]
Tel est le paradoxe de notre société laïque, invention sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Fondée sur le principe absolu d'une pleine liberté publiquement reconnue à tous et à chacun, elle a perdu la ressource d'en appeler à des impératifs moraux qui contreviendraient au jeu de ces libertés, tandis qu'elle garde la charge de leur régularisation sous peine de se désintégrer" (Emile Poulat, "La Croix" du 23 mars 1996).
L'on en voit aujourd'hui les résultats:

effondrement du civisme,
licence des moeurs,
éclatement de la famille...
Autant dire que par dissolution de sa jeunesse, et donc de son avenir,

incapacité à intégrer le flot des nouveaux venus,
et anarchie sociale, la République laïque signe, dans l'assentiment quasi-général, le constat de faillite de la société France.

11. Le jeudi 7 janvier 2010 à 23:02, par pas le premier

Fin novembre, Canal Coquelicot a fait un reportage sur un premier débat sur l'identité nationale qui s'est tenu à Bussy. Il était organisé par le groupe seine et marnais du Cercle de la Diversité Républicaine (mouvement créé par Yves Jégo en 2006).

12. Le vendredi 8 janvier 2010 à 10:07, par En vertu de quoi le débat sur l'identité nationale se transformerait en un débat sur les finances de la ville

je vous le demande ?
respectez le verdict des urnes

13. Le vendredi 8 janvier 2010 à 14:38, par le respect à double sens

OUI la démocratie est importante

OUI il faut respecter les urnes

Mais quand les urnes ont été usurpées par la magouille et le mensonge comment peut-on parler de démocratie...

La démocratie et l'identité nationale font-elles bon ménage avec les groupuscules d'extrême droite qu'a bien connu notre "premier magistrat"

En effet on peut beaucoup dire sur la démocratie, mais avec honnêteté et respect qui sont des mots ignorés et/ou bafoués par notre maire

Il y a un moment où il faut bien tomber les maques et choisir

Vous ne respecter rien, vous ne pouvez donc pas être respecté

14. Le vendredi 8 janvier 2010 à 14:59, par pour le post 13

je vois que le post 13 fait allusion à la page 20 du livre "Méditation à Auschwitz" ou notre premier magistrat confesse avoir été adhérent au Front National

d'autre part on vient d'apprendre qu un débat sur l'identité nationale qui devait avoir lieu dans le Pas de Calais en présence de Philippe Besson a été annulé
on venait d'apprendre que Marine Le Pen allait y aller
soit disant Besson ne peut y aller à cause des voeux de Sarkozy sauf que la date est du débat est prévue depuis belle lurette
En fait ça se déballonne grave à l'UMP

15. Le vendredi 8 janvier 2010 à 15:37, par Démocratie encore

L'appartenance réelle ou supposée, actuelle ou ancienne, au Front National n'est pas un crime ni un délit. Ce parti existe grâce à la démocratie et, bien que n'appartenant pas à ce parti, je lui reconnais le droit d'exister. Les gens du Front National ont le droit d'exprimer leurs idées, même si on n'est pas d'accord avec elles. Alors cessez de traiter les membres de ce parti comme s'ils étaient de vulgaires criminels ou des sous-humains. Cette assimilation, initiée par la gauche et relayée par la droite, est une insulte à la démocratie.

16. Le mercredi 13 janvier 2010 à 13:42, par Pour post 15

DANS CE CAS L APPARTENANCE EST REELLE
LISEZ DONC CE LIVRE

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